Accueil Actualités Venez découvrir l’exposition « Corrosion » à la Galerie Robespierre

Venez découvrir l’exposition « Corrosion » à la Galerie Robespierre

Après une première invitation dans le cadre d’une exposition collective de street art, Ërell est revenu en résidence sur la ville en 2020. Il a souhaité, ici, développer une œuvre singulière avec comme thématique sa relation à l’acier, élément déterminant de Grande-Synthe. Il a cependant gardé en lui, d’une certaine façon, son ADN de street artiste puisqu’il décline son « blaze » en ville. Au sens de blason, d’armoirie, de signe de reconnaissance.

Il a laissé donc sa griffe, forme géométrique facile à identifier, sur des éléments – forcément métalliques – de la ville dans le but de concilier ainsi 2 objectifs : exister et interpeler, créant un dialogue avec le passant devenu spectateur mais aussi l’entraîner dans un jeu de chercher sa trace pour affirmer un rapport à un paysage concentré sur les « non-endroits », les lieux techniques, quasi « invisibles », une dimension de son œuvre qui se lit d’emblée sur l’affiche.Il témoigne ainsi de sa volonté de nous entrainer à une rééducation de la lecture du paysage.

La créativité d’Ërell s’enrichit d’un très beau second terrain d’une exploration fouillée de son thème au sein de la Galerie Robespierre.

A l’entrée, une très belle photo en noir et blanc, plan masse de la ville, retravaillée au niveau des contrastes, de la précision, indique les 26 points « officiels » où il a signé son passage. Ce plan se complète d’une série de photos en « plan serré » de ses traces dans le paysage qui ont toutes la caractéristique de rendre le lieu quasi non reconnaissable.

A partir de cette création urbaine liée à l’histoire même d’Ërell, il s’est lancé dans un travail très réussi. Tantôt d’un format monumental, toujours résultat d’expérimentation d’attaques chimiques ou naturelles (d’où le nom de l’exposition « Corrosion ») sur des lames d’acier et leur trace résiduelle.

Les lames d’acier sont la déclinaison de sa « griffe » avec laquelle il s’amuse, l’agrandissant, en surimpression, le rapprochant, créant ainsi un motif labyrinthique qui est un beau clin d’œil à l’art abstrait des années 70 (décliné à l’époque sur les papiers peints) avant d’arriver sur une variation en 30 petits cadres ayant à la fois une lecture individuelle et collective puisqu’il y joue sur les traitements imposés à l’acier croisés avec un effet de zoom/dézoom. Le tout étant d’une grande pureté et maîtrise.

Ajoutons qu’il offre à la Ville une œuvre à disposer dans l’espace urbain, l’occasion d’engager une belle collaboration technique et artistique avec les soudeurs des services techniques de la Ville.

 

Vernissage vendredi 10 septembre à 18h30 à la Galerie Robespierre

Visible jusqu’au 9 octobre.

Comme lors des autres saisons, retrouvez tous les rendez-vous autour de l’expo au lien suivant.

Tandis que vous pouvez découvrir toute la Saison 2021/22 à la galerie au lien suivant

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