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Les conseils de Yves le jardinier

Chaque mois, les jardiniers de la Ville  vous donnent leurs conseils pour cultiver vos jardins avec des produits de saison, sans produits phytosanitaires…Des conseils de pro puisque la ville est distinguée ville 4 Fleurs Grand prix national du Fleurissement et même Fleur d’or ! 

 

Yves le jardinier vous résume les trucs pour un bon arrosage :

Dans un premier temps Il convient de connaître son sol, la texture de celui-ci est importante !

Pour être incollable sur la nature de votre terre, prenez une poignée de terre, humectez-la et faites-la rouler entre le pouce et les autres doigts :
Si vous ne parvenez pas à faire une boulette qui se tient, vous avez affaire à un sol léger (A savoir une pluie forte est vite absorbée dans ce type de terre)
Au contraire vous réussissez à former une boulette ferme et malléable, vous avez affaire à un sol lourd (après une forte pluie toute l’eau n’est pas absorbée et quand la terre sèche, elle forme des crevasses et des fissures).

Donc suivant le type de sol, l’apport en eau sera différent.

Ensuite, pour savoir si vos plantations ont besoin d’être arrosées, vérifiez toujours l’humidité du sol, sous la couche superficielle. Pour cela enfoncez le pouce dans le terreau : s’il est humide, l’arrosage n’est pas nécessaire. Ou bien, grattez un peu la terre et vous verrez si elle est sèche ou pas sur les quelques centimètres : vous saurez alors si vous devez arroser ou non.

Dans un deuxième temps, quand faire un arrosage ? :

L’arrosage ne se fait jamais en pleine journée. Arrosez plutôt le matin ou le soir. Les plantes captent d’avantage l’eau et résistent mieux aux chaleurs de la journée. Concernant la fréquence, elle dépendra des précipitations, du type de sol et le besoins des plantes pas toujours équivalent.

Arrosez rapidement la première fois en interrompant dès que l’eau commence à ruisseler puis recommencer le lendemain et là la terre retient l’eau.
Cette technique est aussi efficace qu’un orage. De même lorsque le temps menace, on réalise un pré-arrosage.

Cependant il faut faire un arrosage de façon que les racines aillent le plus profond possible donc on arrose de préférence abondamment et moins souvent plutôt que peu et souvent, vous encouragerez ainsi un enracinement en profondeur, plus profitable pour la résistance des plantes. De même il faut arroser à l’aplomb des racines. Ainsi l’eau descend à la verticale et progresse aussi à l’horizontale.

Tenir compte des besoins réels des plantes pas question d’arroser tout le monde, indistinctement, sous prétexte de ne pas faire de jaloux.

Un excès d’eau peut même rendre malade, certaines plantes sensibles à l’asphyxie racinaire (ex : le géranium). La plupart des végétaux (sous réserve qu’ils soient adaptés au climat de la région) se débrouillent seuls une fois qu’ils sont installés, notamment tomates, courgettes.

En poursuivant les arrosages de manière systématique, au-delà de la période critique du semis ou du repiquage, les racines vont s’étaler en surface plutôt qu’en profondeur, là où la terre reste

Mais rassurez vous certaines plantes aiment la sècheresse :

Cactus vivaces, agave, armoise.
De même que certains arbustes : Yucca, laurier rose ou le buis.
Coté fleurs : iris, géranium, hellebore, orchidée.
Plantes aromatiques : romarin, thym, laurier, sarriette,sauge ou lavande et de plus se mangent pour certaines et embaument sans grande quantité d’eau. 

Et puis, afin de faire des économies d’eau avec des objets hétéroclites comme autant de clins d’œil astucieux de Yves le jardinier :

On récupère :

Les vieilles éponges, on les place au fond des jardinières pour retenir l’humidité.
– Une bouteille plastique, on coupe le fond puis on enfonce le goulot dans le sol et ensuite on la remplit d’eau, celle-ci pénétrera lentement dans la terre .
– Un pot de fleur , à coté d’une plante qui a besoin beaucoup d’eau : on creuse un trou d’environ 15 cm de profondeur puis installez le pot trou de drainage vers le bas et on couvre d’une assiette ou d’un voile et on remplit le tout régulièrement d’eau. Celle-ci pénétrera lentement.
– Un vieux tuyau d’arrosage, on perce des petits trous celui-ci fera une bonne irrigation.

Yves le jardinier pour ce mois d’aout vous propose en sifflotant de prendre la route pour admirer et découvrir le mariage des fleurs et des légumes…et bien d’autres choses.

Pas besoin d’aller bien loin, il suffit de prendre le départ de la maison communale et de parcourir notre commune. Donc prêt pour le départ… ?

Pour commencer sur le parvis de la mairie, dans les jardinières, nous observons un mélange de fleurs et différentes variétés de légumes entre autre des tomates cerises.

Arrêtons-nous sur les tomates et voyons ce qu’Yves le jardinier nous propose :

Si vous avez des bonnes tomates vous pouvez faire vos propres semences. Il vous faut choisir les plus beaux fruits et récupérer les graines dans leur jus et leur pulpe. Ensuite, on les place dans un verre couvert d’une gaze et on laisse au soleil pendant 2 ou 3 jours. Puis, on rince, sèche et conserve les graines dans un sachet au frais et à l’ombre .Les graines gardent leur pouvoir germinatif pendant 4 ans.
Mais continuons, pas seul mais bien accompagnés avec les courges de variétés différentes et aussi curieuses les unes que les autres.
Pour en citer quelques unes : les courges  spaghetti, orange, jaune, patisson, énorme, butternutte….que vous retrouverez à travers les différents massifs de fleurs ou d’espaces verts.

 

Tout en s’ expliquant Yves le jardinier poursuit son chemin pour arriver au massif du coq, qui dit coq dit plumes:
Effectivement, déposez des plumes de volailles dans un bac rempli d’eau de pluie, laissez macérer pendant deux mois et voilà le résultat est là ! Un engrais très riche en azote et en oligoélément.

Yves continue sa balade en fredonnant  « la balade des gens heureux » peut- on dire ici ?: La balade du jardinier heureux, où, pour lui la terre est une étoile !

 

Et puis, tout en marchant, nous voilà arrivés au rond point de la médiathèque avec les buttes de permaculture, quelques explications du bénéfice de cette méthode de culture :

La culture sur buttes permet aux cultures de se développer et de pousser dans un milieu où tout s’équilibre . La terre de la butte se réchauffe plus rapidement au printemps et en automne et le sol est mieux drainé. Autres avantages, elle permet de travailler confortablement, de gagner de la place, d’associer différents types de plantes.

Puis nous poursuivons vers le rond point de la coccinelle, pour nous rappeler l’importance des insectes. Après tant de pas nous voilà arrivés en ceinture boisée où la diversité des fruitiers et des arbres sont plantés. Il est important de rappeler que l ‘arbre en ville est capable d’éliminer jusqu’à un quart, de la pollution par les particules, dans un rayon d’une centaine de mètres.

Reste beaucoup de curiosités à découvrir mais la note finale se fera au verger du Puythouck pour déguster les prunes et mirabelles fruits ou reines du mois !

Le saviez-vous ? la reine Claude est une prune mais une autre prune s’est fait un nom la prune Monsieur et on trouve également la mignonne, le rognon de coq, la sainte Catherine. Quoi qu’il en soit les prunes sont exquises.

Pour les gourmands : La prune se déguste en fruit de table, en tarte, en flan et surtout en confiture.

Eh bien sûr, on n’oublie pas les oiseaux, qui en été cherchent leur eau pour boire et nettoyer leur plumage alors pensez à mettre à disposition une coupelle ou petite bassine d’eau que l’on aura récupérée !

N’oubliez pas de vous renseigner auprès de nos jardiniers sur le terrain mais aussi sur internet, à la médiathèque.

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