Alimentation

CANTINE BIO AMANDINE-1L’alimentation, ingrédient fort de la transition

Le premier geste fort dans la logique de Ville en transition s’est d’abord appliqué aux cantines scolaires, quand la Ville décida de passer au 100% des repas bio dès la rentrée 2011, une première nationale dans une ville de plus de 20 000 habts. Ainsi, avec cette seule décision, plus de 800 jeunes Grand-Synthois mangent chaque année des produits de qualité. Deux mois après, le Conseil municipal votait une résolution qui officialisait le passage de la Ville à la transition. En 2014, la Ville a rejoint le réseau « Un plus bio » qui fédère toutes les initiatives de restauration collective bio afin de faire des échanges d’expériences. En 2016, la Ville a ainsi reçu une Victoire des cantines rebelles dans la catégorie  » courage politique ». Dans ses motifs, le jury explique que « dans un environnement local marqué par un fort taux de chômage et de précarité sociale, la municipalité a décidé de faire de l’alimentation un pivot de l’accès des jeunes générations à une alimentation 100% bio sans changer le prix du ticket pour les familles. »

En novembre 2018, les 3  agriculteurs ont été choisis et aidés par la Ville pour cultiver les 9 premiers hectares rachetés à un paysan qui prenait sa retraite. D’autres suivront puisque 5 nouveaux hectares ont été rachetés depuis ! Le but est bien sûr un circuit bio le plus local possible !

 

La transition commence à nos pieds !

En mai 2012, l’Université populaire a, au nom de la Ville, proposé à des locataires de transformer une pelouse sans âme entre deux HLM en un potager avec des parcelles de deux superficies, 20 ou 40 m2. Les services techniques donnaient des conseils techniques et assuraient l’alimentation en eau de pluie grâce à des systèmes de récupération.Depuis, 4 autres jardins partagés ont vu le jour si bien qu’aujourd’hui, de nombreuses familles synthoises mangent des légumes de qualité, qu’ils ont la fierté d’avoir fait grandir et préparé en toute connaissance de cause. En effet, les graines proposées par l’association sont celles de plants d’espèces naturelles, principalement issus du réseau « Semences paysannes » ou de l’association kokopelli, tel est le beau pari modeste et grand à la fois qui, au fil des années, s’étend sur la ville. En mars 2018, le 6 ème jardin a été mis en service pour les résidences de la Porte du Soleil et  alentours. En 2018, ce sont ainsi 172 familles de la ville qui ont retrouvé le goût des légumes forcément goûteux puisque cultivés avec amour !

 

 

 

 

 

D’autres initiatives apprennent également à des familles demandeuses à cultiver une production sur des lopins mis à leur disposition via la Régie de quartier en collaboration avec l’Espace santé du Littoral. 14 parcelles y sont réparties par famille qui doivent seulement s’engager à suivre les ateliers collectifs du mercredi matin pour entendre conseils et astuces du responsable des espaces verts de la régie. Le coût est dérisoire pour se régaler de ses propres légumes ; seulement s’acquitter de la cotisation à l’association soit 3 € par an. Ensuite, rien de vous empêche de solliciter un jardin ouvrier ou un jardin partagé impulsé près de chez vous par l’Atelier Université populaire.

Réapprendre à faire des plats goûteux et équilibrés

Dans les maisons de quartier, tous les ateliers de cuisine sont faits soit avec des ingrédients provenant des mêmes fournisseurs bio du Centre de culture populaire au Puythouck ou de la ferme des Jésuites, soit avec ceux produits dans toutes les initiatives de plantations citoyennes comme « Ma ville, un immense potager », des jardins partagés ou des jardins ouvriers.

Un intervenant vient même aider à connaître les plantes locales sauvages qui poussent en ville puis à en faire des accompagnements de vos petits plats.

Réapprendre à produire « local »

La Ville a fait l’acquisition de 9 hectares de terres agricoles à l’occasion du départ en retraite d’un maraîcher installé en face de l’usine sidérurgique. Fin 2018, la Ville a installé et aidé 3 jeunes agriculteurs pour produire des aliments bio qui pourront fournir les cantines scolaires gérées par la Ville en circuit court. A cette superficie s’ajoutent désormais aussi 5 hectares rachetés à un autre agriculteur.  Le même dispositif y sera entrepris pour alimenter la polyclinique notamment.

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