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Résultats préliminaires de l’enquête sur les perturbateurs endocriniens

Ce jeudi 20 juin 2019, la Ville a présenté aux habitants et à la presse les premiers résultats de l’enquête des Perturbateurs endocriniens menée à GS en 2017. Cette enquête est quasiment une « première » au point qu’il y a très peu de références dans ce domaine et d’ailleurs cette enquête n’a qu’une valeur de sensibilisation. 227 composants ont été recherchés par le laboratoire luxembourgeois du Dr Appenzeller avant d’être confiés pour analyse et décryptage à M. Emond.

 

Sur un territoire est déjà impacté par la pollution atmosphérique, la ville a depuis très longtemps été sensible au bien-vivre sur son territoire en créant le Centre de santé » en 1991, rejoignant l’OMS en 1992, en bannissant l’usage des pesticides par les équipes des espaces verts dès 2000.

Depuis que la Ville est entrée en transition en 2011, de nouveaux domaines ont bien sûr été entrepris car la santé environnementale est, aux yeux du maire, Damien Carême, une responsabilité politique.

Le Professeur Emond, à travers la structure PKSH Inc, -indépendante de l’Université de Montreal pour laquelle il travaille-, a classé environ 30000 données (150 prélèvements x 227 composants). Pédagogue pour un public non-averti, il a commencé par expliquer pourquoi les cheveux sont pertinents pour ce type d’analyse, en expliquant le lien entre sang, racine du cheveu, et cheveu pour déceler les traces. Il a d’ailleurs fait remarqué que 82% des échantillons mesurés étaient « féminins » pour 18% seulement masculins.*
Il a aussi expliqué comment on procède pour à la fois extraire et concentrer les contaminants.

Il a établi 4 grandes familles :

  • les « non persistants », qui peuvent s’éliminer (117 ont été recherchés) comme par exemple des pesticides récents
  • Les « persistants » (35) qui se stockent dans l’environnement et dans l’organisme tant qu’on en subit la source. (le plus « célèbre hélas étant le PCB, héritage de nos expositions passées)ou le PBDE , le « retardateur de flamme »
  • Les HAP : hydrocarbures aromatiques polycycliques (40) qui sont cancérogènes mais de sources diverses, de la chaudière au chauffage au bois en passant par le tabagisme, les véhicules ou certaines industries.
  • Les métaux (36) , en sachant que c’est normal d’en trouver puisqu’il en faut pour l’organisme mais sur l’échantillon, on note cependant une teneur supérieure aux attentes sur le Chrome et l’Aluminium.

 

M. Emond a précisé qu’il écarte les valeurs extrêmes, qu’il faut éviter de s’inquiéter car la population de Grande-Synthe n’est pas plus exposée qu’ailleurs.

Le maire a fait vérifié immédiatement les taux de ces métaux dans les résultats des 3 analyses des sols qu’il a fait effectuer ces dernières années et ces deux métaux sont à des niveaux inférieurs à la norme dans les résultats.

Il conclut en notant que les personnes qui disent consommer du bio présentent sur certains composants des taux sensiblement inférieurs à la moyenne.

 

* Avec la nécessité de couper des mèches de 3 cm au moins

** Parmi les « hommes », le maire s’était bien sûr « prêté au jeu ».

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