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Le Minimum Social Garanti passé au scanner

Près de 2 ans après la création du Minimum Social Garanti, la Ville a fait réaliser une première analyse de ce dispositif.

Le MSG est issu des réflexions de la ville sur la manière la plus efficace d’agir contre la pauvreté. Pensé comme une forme de garantie de revenus, il se traduit par le versement d’une aide sociale exceptionnelle, attribuée par le CCAS, sous certaines conditions. En cela, il s’éloigne du revenu universel inconditionnel afin de rester dans le cadre des compétences de la ville en matière d’action sociale fixées par le Code de l’Action Sociale et des Familles.

Grande-Synthe voulait ainsi agir fortement contre la pauvreté au niveau local, pour faire bouger les lignes au niveau national et alerter sur la situation de précarité de pans de plus en plus nombreux de la population. Le MSG est une manière de repenser les aides sociales municipales et a le mérite de nourrir le débat sur les minimas sociaux au niveau national.

Le MSG est, indirectement et partiellement, dans l’actualité en raison de sa propension à être à la fois une réponse au mouvement des « Gilets jaunes » d’une part, et aussi, hélas, aux difficultés liées aux conséquences de la pandémie du Covid-19. De ce fait, il intéresse de nombreuses municipalités.

Le MSG en chiffres

Une enquête quantitative a été réalisée à partir de deux bases des données chiffrées par rapport à des compositions familiales (niveau Msg et ressources) et par questionnaire, 313 bénéficiaires sur 575 y ont répondu. Ce travail de questionnaire permet d’avoir des informations précises sur qui sont les bénéficiaires du MSG et sur leur situation économique et sociale.

Une part importante des foyers bénéficiaires du dispositif est constituée de foyers monoparentaux (31%) dont 93,6% ont une femme pour cheffe de famille. Les couples avec enfant(s) représentent 38% des foyers et les personnes seules 24%, le reste est composé de couples sans enfant.

Le MSG a permis de toucher un nouveau public pour le CCAS, 29% déclarent ne s’être jamais rendus au CCAS avant la mise en place du dispositif. Le premier poste de dépense grâce à l’aide est, logiquement, celui de l’alimentation, 61% suivi du logement pour 54% des personnes.

Si le MSG permet à beaucoup de foyers d’être dans une meilleure situation, 80% répondent d’ailleurs être tout à fait d’accord ou plutôt d’accord avec le fait que l’aide permet d’envisager l’avenir plus sereinement. Pour autant, la situation de beaucoup de bénéficiaires reste fragile. Une part non négligeable des ménages déclare avoir demandé des aides supplémentaires pour vivre (25,5%).

Ce point montre que si le MSG aide les foyers, pour certains, il peut être considéré comme insuffisant, même pour se nourrir et interroge donc sur l’impact de l’aide pour les foyers les plus en difficultés (principalement monoparentaux).

Prenez connaissance de l‘étude sur le MSG in extenso

 

 

 

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