Accueil Actualités Vers un revenu minimum garanti ? Colloque sur les expériences locales qui pourraient engendrer une réforme nationale

Vers un revenu minimum garanti ? Colloque sur les expériences locales qui pourraient engendrer une réforme nationale

La pauvreté, la grande précarité, le pouvoir d’achat sont au cœur des préoccupations des Français et au centre de la campagne des élections présidentielles.
La ville de Grande-Synthe organise le 22 mars prochain un colloque national : « Vers un Revenu Minimum Garanti ? Des expériences locales à une réforme nationale ? ».

Dans un rapport remis à M. Jean Castex, Premier ministre le 12 mai 2021, le Conseil national de lutte contre la pauvreté et l’exclusion (CNLE) fait le constat d’une crise qui a agi comme « un révélateur et un accélérateur de la pauvreté ». Le sujet est imposé par les circonstances.
La pauvreté s’est « démultipliée » – ce qui est pire qu'”accrue” – selon le titre du rapport, ce qui indique non seulement une dégradation de leur situation pour des personnes déjà très en difficulté, mais également l’exposition de nouveaux publics à la pauvreté. La situation des jeunes et des foyers monoparentaux, déjà difficile, s’est encore aggravée.
Les aides exceptionnelles mises en place ont certes permis d’atténuer l’ampleur de la crise générée par la pandémie. Cependant, pour une frange importante de la population, la pauvreté, voire la grande pauvreté, reste une réalité. Plus de 9 millions de personnes sont pauvres, au sens monétaire, en France.
Si notre pays reste relativement protecteur contre la grande pauvreté, il apparaît que des améliorations certaines pourraient être apportées à notre système de protection sociale. En février de cette année encore, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) constatait que le Revenu de solidarité active (RSA) n’était pas demandé par un tiers des foyers y ayant droit.
Cette question du non-recours n’est qu’un élément parmi d’autres dans les nombreuses discussions sur le sujet ces dernières années. De nombreux points font l’objet de débats et de propositions pour améliorer l’efficacité de la protection sociale de notre pays parmi lesquelles notamment l’augmentation du montant des minima sociaux et en premier lieu du RSA, l’individualisation de l’attribution, la simplification des démarches d’accès au droit, voire l’automatisation du versement des aides sociales, l’inconditionnalité de l’attribution est également parfois envisagée. Ces propositions ont été analysées et portées dans des rapports, prises de positions, propositions d’expérimentations, proposition de loi, etc.

À Grande-Synthe, pour répondre à une situation sociale particulièrement préoccupante, nous avons mis en place en 2019 le Minimum Social Garanti. Près de 600 foyers ont bénéficié depuis lors de cette aide sociale complétée d’un accompagnement par le Centre communal d’action sociale (CCAS) pour utiliser ce répit afin d’assurer ses bases pour se relever, engager un nouveau départ.
D’autres collectivités ont mis en place des dispositifs analogues ou ont exprimé leur souhait d’expérimenter de nouvelles manières de répondre à la dégradation de la situation des populations les plus démunies.
Ces expériences locales parallèlement à des propositions de réformes nationales interrogent les limites de notre système de protection sociale et sont porteuses d’idées ambitionnant de pallier ses manques.

  • Comment ces expériences locales peuvent-elles nourrir les réflexions à de potentielles réformes nationales ?
  • Comment fonder une protection sociale à la fois plus juste et plus efficace pour les plus précaires ?
  • Doit-on légiférer ?

Ce sont les questions qui seront posées lors de cette journée.

Inscription gratuite en suivant le lien : https://colibris.link/colloquemsg

PROGRAMME :

Cette journée s’organisera en trois temps
(accueil des participants 9h30 – fin de la journée 17h45) :

  • 10h30 – 1ere table ronde : Retour d’expériences locales de Grande-Synthe, de la Métropole du Grand Lyon et de la ville de Pont-de-Claix.
  • 12h30 – Déjeuner
  • 14h – 2e table ronde : Intervention de parlementaires et d’élus nationaux porteurs d’une proposition d’expérimentation d’un revenu de base dont Valérie Petit, députée du Nord ; Jean-Luc Gleyze, président du Conseil départemental de Gironde ; Noam Leandri, président de l’Observatoire des inégalités et Nicolas Duvoux sociologue, président du comité scientifique du CNLE
  • 16h – 3e table ronde : Les propositions des candidat(es) passées au crible des associations. Avec Isabelle Doresse (ATD QUART-MONDE), Daniel Verger (Secours Catholique), Jérôme Bar (Aequitaz) et un représentant du Collectif pour un revenu minimum garanti.Accès en fonction des règles sanitaires en vigueur le jour de l’événement

 

 

 

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